Mannequin en uniforme français de 1914, képi rouge et capote bleue

Le 11 octobre 2026, visite du Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux, en Seine-et-Marne. Le musée est installé à quelques kilomètres des champs de bataille de la Marne de septembre 1914, et rassemble l’une des plus importantes collections d’Europe consacrées au conflit : uniformes, armes, objets du quotidien, affiches et journaux de l’époque.

Les tranchées

À l’extérieur, une reconstitution de tranchées permet de mesurer l’espace dans lequel vivaient les combattants : boyaux étroits, sacs de sable, tôles ondulées, abris et feuillées. Des panneaux rappellent le quotidien du front : résister, se déplacer, travailler, combattre.

Reconstitution de tranchées, sacs de sable et tôles, dans le parc du musée
Le réseau de tranchées reconstitué dans le parc du musée.
Lanterne allumée et gamelles dans un abri de tranchée
Une lanterne dans l’obscurité d’un abri.

Le monument américain

Juste à côté du musée se dresse le monument américain, offert par les États-Unis en souvenir de la bataille de la Marne et inauguré en 1932. La statue, surnommée la Liberté éplorée, domine le site.

Monument américain de Meaux, la Liberté éplorée, sous un ciel gris
La Liberté éplorée, sous un ciel de fin d’été.

Du bled à la tranchée

À l’intérieur, les uniformes racontent la diversité des hommes engagés : soldats français partis en 1914 avec le pantalon garance et le képi rouge, troupes venues des colonies, alliés britanniques, et en face l’armée allemande.

Panneau d'exposition : Du bled à la tranchée
Du bled à la tranchée : l’engagement des troupes coloniales.
Mannequin en uniforme français de 1914, képi rouge et capote bleue
Le fantassin français de 1914, encore en képi et capote bleue.
Mannequin de soldat des troupes coloniales, coiffé d'un turban
Un soldat des troupes coloniales.
Mannequin de soldat écossais coiffé d'un glengarry
Un soldat écossais, coiffé du glengarry.
Mannequin de soldat allemand coiffé d'un casque à pointe
Côté allemand, le casque à pointe.
Vitrines d'uniformes de soldats coloniaux et alliés
Les vitrines d’uniformes.

S’équiper et se protéger

La guerre industrielle impose de nouveaux équipements : casque Adrian, camouflage, grenades, armes de poing.

Casque Adrian couvert d'un filet de camouflage
Un casque Adrian couvert d’un filet de camouflage.
Tenue de camouflage de tireur d'élite, avec cagoule
La tenue d’un tireur d’élite, conçue pour se fondre dans le décor.
Pistolet Parabellum modèle 1908
Le pistolet Parabellum modèle 1908.
Grenades à main de différents modèles en vitrine
Grenades à main de différents modèles.

L’arrière et la propagande

Loin du front, la guerre se mène aussi par l’image : unes de journaux, affiches pour les emprunts nationaux, appels à soutenir les poilus. L’artisanat de tranchée, fabriqué à partir de douilles et d’éclats, témoigne du temps long passé au front.

Une du Petit Journal : Le Guetteur
Le Petit Journal : Le Guetteur.
Affiche Emprunt national, Société Générale
Emprunt national, Société Générale.
Affiche Réservez le vin pour nos poilus
Réservez le vin pour nos poilus.
Objet d'artisanat de tranchée réalisé à partir de douilles
Artisanat de tranchée.

Pour finir

Avion de la Grande Guerre suspendu dans le hall du musée
Un avion de la Grande Guerre suspendu dans le hall.

Une visite dense, qui mérite largement une demi-journée.

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